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08.06.2026 08:03 AM
Pourquoi l’or continue-t-il de baisser ?

Le cours de l’or poursuit sa baisse, reculant de 0,5 % pour s’établir autour de 4 308 $ l’once. La semaine dernière, le métal a perdu près de 5 %, effaçant complètement les gains réalisés depuis le début de l’année. Depuis le début de la guerre à la fin février, l’or a chuté de plus de 18 %, et aucun point bas n’est encore en vue.

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Une nouvelle escalade a ajouté une pression supplémentaire. Ce week‑end, les Israel Defense Forces ont annoncé des frappes sur des cibles militaires dans l’ouest et le centre de l’Iran en réponse à des missiles iraniens interceptés. Cela s’est produit malgré l’appel direct de Trump à Netanyahu pour qu’il s’abstienne d’envenimer les tensions — le président américain perd clairement de l’influence sur l’évolution du conflit. Un conseiller militaire du Guide suprême iranien a qualifié le tir de missiles de dimanche contre Israël d’avertissement visant à faire cesser les attaques au Liban. Il est évident que le dossier libanais redevient un point de blocage clé qui empêche un accord plus large entre Washington et Téhéran.

Pour l’or, l’enjeu n’est pas la géopolitique en tant que telle, mais la manière dont elle influence les taux d’intérêt. Le détroit fermé maintient les prix du pétrole à un niveau élevé, des prix du pétrole élevés alimentent l’inflation, et l’inflation pousse les banques centrales vers un resserrement monétaire. Ce mécanisme exerce la principale pression sur le métal depuis le début de la guerre. Les chiffres de l’emploi publiés vendredi aux États‑Unis ont encore intensifié cette pression : une hausse de 172 000 emplois, contre une prévision de 85 000, a fait monter les rendements obligataires et renforcé le dollar. Les marchés intègrent déjà entièrement dans les prix une hausse de taux de 25 points de base par la Fed d’ici la fin de l’année.

Dans ce contexte, l’activité de la People’s Bank of China est à noter. En mai, la banque centrale a augmenté ses réserves d’or d’environ 10 tonnes — le volume mensuel le plus important depuis 2024, portant à 19 le nombre de mois consécutifs d’achats. Il s’agit d’un facteur haussier structurel qui, bien qu’incapable de renverser la logique dominante des taux et de l’inflation, pourrait devenir un catalyseur important pour une reprise si le cycle monétaire s’inverse.

L’argent a reculé de 0,4 % à 67,53 $, après une baisse de près de 10 % la semaine dernière. Le platine recule également, tandis que le palladium évolue peu.

Concernant la situation technique actuelle de l’or, les acheteurs doivent reconquérir la première résistance à 4 372 $. Cela leur permettra de viser 4 432 $, au‑delà de laquelle il sera assez difficile de franchir. L’objectif le plus éloigné se situe dans la zone des 4 481 $. En cas de repli de l’or, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 4 304 $. En cas de succès, une cassure de ce range porterait un sérieux coup aux positions des haussiers et pousserait l’or vers un creux à 4 249 $, avec la possibilité de rejoindre 4 186 $.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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