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02.09.2026 12:40 AM
GBP/USD : la livre entre inflation et crise énergétique

L'inflation au Royaume-Uni a augmenté en juillet, et il est important de garder à l'esprit que cette accélération est entièrement liée à l'énergie. Le PIB du Royaume-Uni pour le deuxième trimestre a progressé de 0,4 %, sans menace de récession, et le principal risque pour l'économie britannique dans les prochains mois est la crise énergétique. Les prix du gaz britannique au NBP Day-Ahead ont atteint 1,6615 livre par therm à la fin août, leur plus haut niveau depuis plus de trois ans. Le contrat pour l’hiver 2026 a augmenté de 4,8 % sur la semaine.

Des niveaux de stockage extrêmement bas aggravent la situation. Le stockage de gaz britannique n’était rempli qu’à 39 % au 21 août — le niveau le plus faible en Europe. Au 26 août, ce chiffre était monté à 46 %, mais il reste nettement inférieur à celui des voisins européens.

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Le problème est que le Royaume‑Uni est importateur net d’énergie. Avec le conflit persistant dans le golfe Persique et les restrictions sur le transport maritime, les prix du gaz et du pétrole devraient rester élevés, exerçant une pression sur l’inflation et sur le revenu réel des ménages. Les analystes relèvent que, même après la reprise des négociations concernant le détroit d’Hormuz, les prix se sont rapidement redressés, reflétant la persistance de l’incertitude géopolitique.

Après le discours du président de la Federal Reserve, Warsh, à Jackson Hole, les marchés ont relevé la probabilité d’une hausse des taux de la Fed cette année à plus de 70 %. Les prévisions concernant le taux de la Bank of England restent inchangées, le consensus anticipant un maintien du taux à 3,75 % jusqu’en 2027. La pause prolongée de la BoE joue en défaveur de la livre sterling, alors que les anticipations de hausse des taux de la Fed augmentent. Il reste néanmoins tout à fait possible que Warsh n’ait pas nécessairement voulu signifier qu’une hausse de taux aurait lieu, se livrant plutôt à une intervention verbale poursuivant un autre objectif. La probabilité d’un tel scénario doit encore être évaluée ; pour l’instant, le marché n’a réagi que par un renforcement du dollar, sans modification du différentiel de taux d’intérêt.

La position nette vendeuse sur la GBP a diminué de 0,73 milliard de livres, à ‑3,88 milliards de livres sur la semaine de référence ; la dynamique reste faible, mais le prix calculé évolue résolument à la hausse.

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La semaine dernière, nous notions que la livre n’avait pas d’autre moteur de croissance que la faiblesse du dollar et nous nous attendions à ce que la paire GBP/USD poursuive sa hausse. Warsh est venu enrayer cette dynamique, mais nous continuons de penser que la livre finira par reprendre l’initiative, avec un support à 1,3440/60, où la paire retrouvera la ligne de tendance. Nous anticipons que les intervenants de marché rechercheront des opportunités d’achat à l’approche de ce niveau, avec une possible reprise de la livre en direction du sommet estival de 1,3674.

Kuvat Raharjo,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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